Le safari change tout, même notre rapport au temps
on appuie sur pause un instant ?


Dans un véhicule, au lever du soleil, deux minutes peuvent devenir un souvenir immense. Un silence peut s’étirer sur des kilomètres. Une attente, que l’on aurait jugée inutile ailleurs, devient soudain logique, presque nécessaire.
Je crois que c’est l’une des grandes forces du safari. Il ralentit exactement ce que le monde moderne cherche à accélérer.
Observer un lion dormir pendant une heure et trouver cela parfaitement normal.
Attendre qu’un éléphant avance lentement hors des arbres et sentir que quelque chose se déplace aussi à l’intérieur.
Regarder un paysage changer de lumière sans ressentir le besoin de parler.
Au fil des jours, quelque chose bascule. Les guests cessent de regarder leur montre. Ils commencent à regarder vraiment autour d’eux.

Je le vois souvent. Le premier jour, les questions portent sur l’heure de départ, la durée du trajet, le programme. Quelques jours plus tard, les discussions changent. On me parle d’un hibou aperçu au crépuscule, d’une lionne qui trotte dans l’herbe, d’une carcasse devenue le théâtre silencieux d’un affrontement entre hyènes et vautours.
Le temps n’est plus une contrainte. Il devient un espace. Et c’est peut être cela que les guests ramènent chez eux. La certitude qu’une heure peut parfois valoir une journée entière. Et que dix minutes, dans certaines conditions, peuvent rester gravées pour toute une vie.
Chez Fundis’Africa, on aime cette dimension invisible du safari. Celle qui ne fait pas de bruit, qui ne cherche pas à cocher des cases, mais qui transforme doucement la manière de voir, de ressentir et d’être présent.
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