Et si un safari ne servait pas seulement à observer mais aussi à protéger ?

Alexis FRANGOULIS • 21 janvier 2026

La réalité fascinante du terrain

Beaucoup de guests imaginent encore que les animaux sont trouvés un peu au hasard en safari.
On roule, on observe, et parfois la chance fait bien les choses.


La réalité, sur le terrain, est bien plus fascinante.


Une partie essentielle du travail consiste à suivre les mouvements de certaines espèces grâce au monitoring. Un système de localisation discret, au cœur même de la conservation moderne. Dans plusieurs réserves, des animaux comme les rhinocéros, les lycaons ou certains lions sont équipés de colliers émetteurs.



Contrairement à ce que l’on pense parfois, ces colliers ne servent pas à faciliter l’observation. Ils permettent avant tout d’assurer un suivi vétérinaire, social et territorial. Ils racontent ce que l’œil ne voit pas encore.

Un signal peut indiquer qu’une femelle s’est séparée de son groupe.
Un rythme de déplacement inhabituel peut alerter sur un stress ou un danger potentiel.
Un arrêt prolongé au même endroit devient une information à analyser.

Chaque onde captée par l’antenne a un sens. Chaque variation raconte une histoire.

Ce moment surprend souvent les guests présents sur le véhicule. Ils réalisent alors que safari et conservation ne sont pas deux mondes distincts. La recherche scientifique, le suivi animalier, le travail quotidien des rangers et les données collectées font pleinement partie du safari moderne.

J’aime particulièrement observer les réactions lorsque nous captons un signal et que nous expliquons ce que nous entendons. Ce n’est pas un gadget. C’est un lien direct avec la réalité écologique du terrain. Une manière concrète de comprendre ce qui se joue, au delà de l’émotion immédiate.

Et lorsque les guests croisent ensuite l’animal suivi, le regard change.
Ils ne voient plus seulement un lion ou un léopard.
Ils perçoivent un individu, un territoire, une histoire en mouvement.


Le "monitoring" rappelle une chose simple mais essentielle.
On ne protège bien que ce que l’on comprend.



Chez Fundis’Africa, on aime rendre visible cette dimension du safari trop souvent ignorée. Celle où l’émotion rencontre la science, et où un simple signal radio relie le guest à la vie sauvage qu’il est venu découvrir.

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