Nos oiseaux, les conteurs de la savane
Ecoutez, ils ont une histoire à vous raconter...

Apprendre à écouter pour mieux comprendre ce qui se joue autour de nous
On parle souvent du Big Five. De ces grandes silhouettes que l’on rêve d’apercevoir, de ces moments forts que l’on espère cocher dans sa mémoire.
Mais il suffit d’un matin très tôt dans la savane, juste avant un départ en drive, pour comprendre que ce sont souvent les oiseaux qui racontent réellement l’histoire du jour.
Avant même que le soleil ne se lève, ils sont déjà là. À chanter, à signaler, à prévenir. À occuper l’espace sonore pendant que le reste du monde semble encore endormi. Dans cette lumière fragile du petit matin, ce sont eux qui brisent l’immobilité.

Un grand-duc de Verreaux laisse entendre son hululement profond. Une outarde à miroir blanc lance son cri éclatant au milieu des herbes hautes. Un marabout d’Afrique s’arrache du sol dans un claquement d’ailes lourd. Plus loin, les notes métalliques d’un zostérops du Cap se mêlent au gazouillis vif d’un souimanga du Marico parmi les fleurs.
À ce moment là, on comprend que quelque chose est déjà en mouvement.
Pour un guide, apprendre à écouter les oiseaux, c’est un peu comme développer un sens supplémentaire. Ils sont les premiers témoins de ce qui se déplace, de ce qui approche, de ce qui change. Ils réagissent avant nous. Ils signalent avant que l’œil ne comprenne.
Un calao de von der Decken qui lance son cri rauque. Un barbican à tête rouge qui s’agite près d’un terrier. Un martin-chasseur du Sénégal qui scrute la savane avec une concentration presque hypnotique. Rien n’est anodin. Chaque comportement raconte quelque chose.
Souvent, ce sont eux qui nous mènent à la scène.
Pas par magie. Par attention.

Chez Fundis’Africa, on aime rappeler que les oiseaux ne sont pas seulement un sujet réservé aux passionnés de birding. Ils sont des clés de lecture du vivant. Une porte d’entrée vers une expérience plus fine, plus sensible, plus connectée à ce qui se joue réellement autour de nous.
Ils nous apprennent à ralentir, à écouter, à interpréter plutôt qu’à consommer les images. À comprendre que le safari n’est pas seulement fait de grandes apparitions spectaculaires, mais aussi de signes subtils, de murmures, de mouvements discrets.
Et si on apprenait à les écouter, vraiment ? Parce qu’ils ont toujours quelque chose à nous dire.
Mes réseaux sociaux :
Derniers articles







