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à la découverte de l'Afrique

Apprendre à écouter pour mieux comprendre ce qui se joue autour de nous On parle souvent du Big Five. De ces grandes silhouettes que l’on rêve d’apercevoir, de ces moments forts que l’on espère cocher dans sa mémoire. Mais il suffit d’un matin très tôt dans la savane, juste avant un départ en drive, pour comprendre que ce sont souvent les oiseaux qui racontent réellement l’histoire du jour. Avant même que le soleil ne se lève, ils sont déjà là. À chanter, à signaler, à prévenir. À occuper l’espace sonore pendant que le reste du monde semble encore endormi. Dans cette lumière fragile du petit matin, ce sont eux qui brisent l’immobilité.

Avant un safari, beaucoup de voyageurs imaginent une succession de scènes spectaculaires. Des animaux à chaque virage, des moments intenses qui s’enchaînent sans pause, comme si la savane se devait d’offrir un spectacle permanent. La réalité est un peu différente. Et c’est très bien ainsi. Sur le terrain, on ne voit pas des animaux toutes les cinq minutes. Il y a des temps d’observation, d’attente, de déplacement. La nature ne fonctionne pas à la demande, et c’est précisément ce qui rend chaque rencontre précieuse. Ce qui est rare prend de la valeur. La météo, aussi, joue son rôle. Un orage qui éclate, un vent qui tourne, une chaleur inhabituelle, et les animaux modifient leurs habitudes. Le safari s’adapte en permanence. Ce n’est pas un programme figé, mais une lecture en mouvement, influencée par mille détails souvent invisibles au premier regard.

En safari, il y a un détail que les guests remarquent presque toujours. Le temps ne s’écoule plus de la même façon. Dans la vie quotidienne, tout va vite. Les journées s’enchaînent, les rendez vous se succèdent, les heures glissent sans que l’on s’en rende vraiment compte. On remplit des agendas, on regarde l’heure plus qu’on ne regarde autour de soi. Puis il y a l’Afrique...







