Makgadikgadi au Botswana : une autre manière de vivre le safari
Alexis FRANGOULIS • 1 avril 2026
Au-delà de l’Okavango, les Makgadikgadi offrent un safari d’espace, de silence et de grands horizons

Lorsqu’on évoque un safari au Botswana, le delta de l’Okavango concentre naturellement l’attention. Cet écosystème unique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est l’un des territoires les plus spectaculaires d’Afrique pour l’observation de la faune.
La majorité des itinéraires s’y organisent donc logiquement autour de ses concessions et de ses canaux.
Pourtant, le Botswana ne se résume pas à l’Okavango. Dans le nord-est du pays, les Makgadikgadi Pans proposent une expérience très différente.
Cet immense ensemble de pans salins et de savanes ouvertes correspond à l’ancien lit d’un gigantesque lac aujourd’hui asséché. L’échelle du paysage y est saisissante, dominée par des horizons presque infinis et une sensation d’espace rarement égalée en Afrique australe.

Contrairement à d’autres régions du Botswana, les Makgadikgadi ne sont pas une destination centrée sur la densité animale. Leur richesse réside ailleurs : dans l’atmosphère et dans la transformation des paysages au fil des saisons.
Pendant la saison sèche, l’immensité des pans se révèle pleinement. Les sols blanchis par le sel, la lumière franche et la fréquentation très faible créent une ambiance presque irréelle.
Avec l’arrivée des pluies, le paysage se métamorphose. L’herbe repousse, les plaines se couvrent de végétation et les zèbres migrateurs affluent dans la région. Cette migration saisonnière attire alors une présence accrue de prédateurs et redonne vie à ces vastes étendues.

Ce qui transforme réellement l’expérience dans les Makgadikgadi tient surtout à la faible pression humaine. La région compte peu de camps, les concessions sont immenses et les véhicules restent rares.
Ce contexte crée naturellement un rythme plus lent et une immersion différente dans le paysage.
Moins connu ne signifie pas moins intéressant. Dans le safari haut de gamme, la densité humaine influence souvent davantage la qualité de l’expérience que la densité animale.
Intégrer les Makgadikgadi dans un itinéraire au Botswana n’est donc pas un simple complément au delta de l’Okavango. C’est souvent un choix stratégique qui permet d’équilibrer un voyage, de varier les paysages et de proposer une expérience plus confidentielle.
Un safari bien construit ne cherche pas uniquement l’abondance. Il cherche avant tout la cohérence.







