Jamais deux sans trois
Liliane a fait deux safaris en Afrique du Sud avec Fundis'Africa. À 86 ans, elle prépare le troisième. Le récit d'une curiosité qui n'a pas d'âge.

Liliane a 86 ans. Elle a fait deux safaris en Afrique du Sud avec nous. Elle prépare le troisième.
Quand j'ai lu son avis Google pour la première fois, j'ai relu deux fois la dernière phrase. "J'ai 86 ans je suis revenue enjouée et prête à y retourner car comme on dit : jamais deux sans trois !" Il y a des phrases qui résument quelque chose d'essentiel sur ce que le safari peut produire chez les gens. Celle-là est de cette catégorie.
Ce qu'elle est venue chercher
Liliane n'est pas venue chercher l'adrénaline. Elle n'est pas venue cocher une liste. Elle est venue, selon ses propres mots, "observer le big five et contempler les animaux de près, tout en leur laissant passer leur chemin ou se reposer en toute quiétude."
Cette formulation dit tout sur son rapport à la brousse. Pas l'invasion. Pas la performance. La contemplation. Laisser passer. Laisser se reposer. Être là sans déranger.
C'est exactement la philosophie qui guide chaque safari que nous organisons. La certification FGASA forme les guides à cette présence respectueuse : comment approcher, comment se positionner, combien de temps rester, quand partir. La brousse ne vous appartient pas. Vous êtes invité. La qualité de votre séjour dépend directement de la qualité de cette invitation.
Un guide français, une question à chaque empreinte
Liliane a insisté dans son avis sur un point que beaucoup de voyageurs ne mesurent pas avant de partir : la langue du guide change tout.
"Alexis est un guide français compétent à l'écoute des questions posées."
À l'écoute des questions posées. Cette phrase, en apparence anodine, décrit quelque chose de fondamental. Une question posée en français, dans l'instant précis où l'observation la suscite, reçoit une réponse immédiate qui ancre l'apprentissage dans le moment vécu. Poser la même question en anglais, hésiter sur les mots, perdre trente secondes à formuler, c'est perdre la connexion entre ce qu'on voit et ce qu'on comprend.
Liliane a posé ses questions. Elle a eu ses réponses. Elle est repartie avec un savoir sur "le monde animalier et la nature en général" qu'elle n'avait pas en arrivant. C'est exactement ce que l'approche pédagogique de Fundis'Africa est censée produire.
La dignité de la brousse
Il y a quelque chose que Liliane a formulé qui mérite d'être relevé séparément. Elle a "eu la chance d'observer le big five", mais ce n'est pas ce qu'elle retient en premier. Ce qu'elle retient, c'est la qualité du rapport entre les visiteurs et les animaux. "Contempler les animaux de près, tout en leur laissant passer leur chemin."
Cette formulation n'est pas le vocabulaire d'une touriste ordinaire. C'est le vocabulaire de quelqu'un qui a compris que le safari ne consiste pas à extraire une expérience de la brousse, mais à s'y insérer sans la perturber. Cette compréhension-là, qui prend parfois plusieurs safaris pour s'installer, Liliane l'avait dès le premier jour.
C'est peut-être pour ça qu'elle revient.
Ce que "enjouée" signifie à 86 ans
Le mot qu'elle a choisi pour décrire son état au retour est "enjouée". Pas "satisfaite". Pas "heureuse". Enjouée. C'est un mot qui porte une légèreté, une vivacité, une disponibilité au monde qui n'ont rien à voir avec l'âge.
La brousse africaine fait ça aux gens. Elle remet en marche quelque chose que la vie quotidienne ralentit progressivement. L'attention portée à l'instant présent, parce qu'il n'y a aucune raison de penser à autre chose quand un éléphant passe à dix mètres. La curiosité brute, parce que chaque sortie est différente et qu'on ne sait jamais ce que les trente prochaines minutes vont produire. Le silence intérieur, parce que la brousse impose le sien et qu'on finit par se synchroniser avec lui.
Ces effets ne diminuent pas avec l'âge. Ils s'intensifient, peut-être, parce qu'on sait mieux les recevoir.
Pourquoi elle revient
Liliane ne revient pas parce qu'elle n'a pas vu ce qu'elle voulait voir la première fois. Elle revient parce que la brousse est différente à chaque fois, et parce qu'elle est différente aussi à chaque fois qu'elle y entre.
Un deuxième safari dans la même réserve n'est jamais le même safari. La saison change les comportements. La végétation change les espèces visibles. Les guides locaux connaissent de nouveaux individus, de nouvelles histoires à suivre. Et vous-même arrivez avec un regard différent, nourri de ce que vous avez vu et compris la première fois.
C'est ce que Muriel, qui a fait deux semaines consécutives avec nous en novembre 2024, a exprimé à sa façon : "J'ai désormais hâte de partir à la découverte de nouveaux safaris dans d'autres pays d'Afrique, à ses côtés." Et ce que Nelly Cosson, qui a d'abord découvert l'Afrique du Sud puis est revenue pour le Kenya, illustre par son propre parcours.
Le safari pédagogique crée ce type de fidélité. Non pas parce qu'il est confortable, mais parce qu'il ouvre quelque chose qui ne se referme pas.
Pour qui ce récit est-il écrit ?
Il est écrit pour ceux qui hésitent. Ceux qui se demandent si le safari est fait pour eux. Trop vieux, trop peu sportifs, trop peu habitués à la nature sauvage, trop peu anglophones pour se débrouiller sans un guide qui parle leur langue.
Liliane a 86 ans. Elle revient pour un troisième safari. Elle est enjouée.
S'il y a une réponse à l'hésitation, c'est celle-là.
Si vous souhaitez construire un itinéraire adapté à votre profil et à vos envies, consultez notre page Safari en Afrique du Sud ou prenez rendez-vous directement avec notre équipe. L'Afrique du Sud est la destination idéale pour un premier safari ou pour retrouver une brousse qu'on n'a jamais vraiment quittée.








